Vincent BLOCQUAUX - Photographe de mariages
Vincent BLOCQUAUX - 13 rue Marcelin Berthelot 93100 Montreuil - 06 11 63 29 46 - 01 42 87 85 07 - vincent@vincentblocquaux.fr - SIREN 408 339 083 APE 742OZ
Book couleur
Book Noir et Blanc
Tarif
Disponibilités
Conseils
Le flash

Les photographes n'aiment pas le flash. Certains photographes de mariage refusent de l'utiliser. J'en fais un usage modéré, même si les derniers boîtiers numériques permettent de travailler en permanence en lumière naturelle. Les progrès récemment réalisés dans la maîtrise des hautes sensibilités offrent la possibilité de réaliser des prises de vues dans des ambiances très peu lumineuses. Ces toutes nouvelles performances permettent des prises de vue dans des conditions jusqu'à ce jour impossibles (cf photo à droite).

Désormais, les photos prises dans les églises au cours de la cérémonie peuvent se faire sans flash, comme certaines images prises durant le dîner ou la soirée.

D3 + 1,4/50. f:1,4 au 1/30° à 3.200 iso CROP 100% du visage

Toutefois, les conditions d'éclairage sont telles qu'elles produisent des photos très typées qui, si elles intéressent un photographe, peuvent gêner des mariés. J'alterne donc souvent des photos en lumière naturelle avec des photos assistées au flash.

Je fais au flash plusieurs reproches.

Tout d'abord, il uniformise l'éclairage, délivrant des photos sans relief et qui se ressemblent toutes. Comme il n'éclaire que dans le plan, il oblige à avoir des sujets bien alignés perpendiculairement à la visée. Ensuite, c'est l'outil du photographe paresseux, qui refuse de chercher des angles de vues ou modifier ses paramètres d'exposition. Enfin, l'automatisme du flash est mal maîtrisé par les boîtiers numérique, surtout lorsque le sujet est vêtu de sombre, cas fréquent lors d'un mariage.

Avant de passer à quelques illustrations concrètes, il convient de connaître le fonctionnement du flash. J'ai trouvé un article assez complet sur le sujet. Vous pouvez lire avec intérêt les chapitres "synchronisation", "flash au plafond", "yeux rouges" et "fill-in". Une photo au flash est une superposition de deux images. L'une provient de la lumière ambiante, comme une photo classique, sans flash, l'autre provient d'un éclair puissant mais d'une extrème brièveté, dont la portée est limitée à quelques mètres en plein soleil. Cet éclair est si bref que la durée d'exposition du boîtier n'a aucune incidence sur son efficacité. Seul le diaphragme a de l'incidence. Ainsi, en changeant la vitesse, on éclaircit ou fonce l'arrière-plan. Le premier plan, lui, est éclairé essentiellement par le flash. Toute la maîtrise du flash repose sur un dosage juste du ratio lumière ambiante/flash. Si le premier plan est bien exposé, mais l'arrière-plan trop sombre, on diminue la vitesse.

Je sors en général mon flash sur le parvis de l'église lorsque le soleil brille. Comme je ne fais aucune confiance à l'automatisme dans de tels conditions (fort contrastes, hommes en costume très sombre) et que mes sujets sont toujours placés à la même distance de moi, tous mes réglages sont en manuel : boîtier et flash. Sensibilité au minimum (200 iso sur le D3), vitesse au maxi (1/250°), diaphragme aux alentours de f:8. La puissance du flash est réglée à tâtons.

Dans l'image ci-dessous, les personnes sont sur le parvis de l'église de Saint-Germain en Laye, à l'ombre. En arrière-plan, le soleil éclaire le château, qui est surexposé. J'aurais dû passer au 1/250°, fermer mon diaph à 11 ou 16 et envoyer 2 ou 4 fois plus de flash.
D3 + 2,8/24-70, 200 iso, 34 mm, f 7,1 au 1/200° flash Quantum QT5DR + boîte à lumière, réglé en manuel

Toutefois, la photo n'est pas perdue Il suffira, sous Photoshop de mélanger le premier plan de la photo ci-dessus avec l'arrière-plan de la photo ci-dessous.

Voici une photo prises quelques secondes plus tard. J'ai fermé le diaph à 10 et monté la vitesse à 1/250°. L'effet sur l'arrière-plan est immédiat.
D3 + 2,8/24-70. 24mm, iso 200, f:10 au 1/250°. Flash manuel.

Cette image met également en évidence le principal défaut du flash : il éclaire des plans. La personne à gauche est un peu surexposée. Le personnage central est bien exposé et les gens assis sur les marche, en arrière plan, sont éclairés différemment. En plus d'une différence d'éclairage, on note également une différence de balance des blancs.

Sur le parvis, on passe rapidement d'un arrière-plan lumineux (exemple précédent), à un arrière-plan sombre. Dans cet exemple, je suis passé du 1/250° au 1/60, afin de rendre l'arrière-plan plus lumineux. Malgré cela, l'arrière-plan est encore trop sombre : j'aurais dû descendre jusqu'au 1/30°.
D3 - 2,8/24-70. 34 mm, f:5 au 1/60° avec flash

Avec ou sans ?

Le D3 et le D300 ont une option assez intéressante : la programmation d'une touche placée sur la face avant du boîtier appelée "touche FUNC". Je l'ai programmée pour que, lorsque j'appuie dessus, le flash ne se déclenche pas. Je peux alors, en une seconde, faire se succéder deux vues : l'une au flash, l'autre sans.


La version avec flash à 16h 05' 43"


La version sans flash, à 16h 05' 44"

L'entrée dans l'église est la séquence qui nécessite la plus grande maîtrise du flash.

Je complèterai cet article plus tard en traitant des sujets suivants :
- l'entrée des mariés,
- le flash et les chapeaux,

Je regrettent que les femmes ne portent plus de chapeaux qu'aux mariages. J'ai mis du temps à comprendre pourquoi ce splendide ornement avait disparu. C'est dans un salon de coiffure que j'en eu l'explication. J'attendais une amie et discutais avec les coiffeuses. Lorsque je leur fit part de ce regret, elles protestèrent immédiatement toutes en choeur. J'avais évoqué un sujet sensible ! mais pourquoi donc les coiffeurs n'aiment pas les chapeaux ? Elles ont fini par m'expliquer que la dernière mode des chapeaux avait provoqué la fermeture de nombreux salons de coiffure, car les femmes se rendaient alors bien moins chez le coiffeur. Le lobby de la coifffure (sans doute associé aux fabricants de shampoings) avait eu la peau du lobby des chapeliers.


- le flash durant le vin d'honneur,
- le flash durant la soirée.

Vincent Blocquaux - 6 mai 2008